
Faire du canoë n’est pas dangereux, quand on le pratique de façon correcte! Cependant, il y a des dangers dont tous les canoéistes doivent être conscients.
Les cours d’eau sont vivants et sujets aux saisons, mais ils sont aussi soumis à une évolution constante due aux conditions météorologiques.
Il est indispensable de consulter lors de la planification des itinéraires en canoë les prévisions météorologiques et les informations concernant les niveaux des cours d’eau. Il faut aussi observer attentivement l’évolution en cours de route. Si on ne se sent pas sûr, on se fera conseiller par des canoéistes expérimentés, par des prestataires professionnels, des écoles de canoë ou des clubs. On ne part jamais seul à la découverte d'un itinéraire.
Le courant, les vagues, les obstacles et bien d’autres choses peuvent faire chavirer le bateau. Dans une eau froide ou dans le courant, nager peut rapidement devenir difficile. Pour cette raison, une bonne maîtrise de la nage et le port du gilet de sauvetage sont des conditions indispensables.
Les obstacles dans l’eau sont avant tout dangereux par rapport au courant. Il faut être prévoyant et attentif et contourner largement les obstacles comme les arbres et les branches, un pilier de pont, un poteau, les pierres et les rochers, les bouées, les cordes, les bateaux amarrés, etc. On peut faire du surplace ou essayer d’appuyer contre l’obstacle afin de diminuer la poussée de l’eau sur le bateau.
Les arbres et les branches sont particulièrement dangereux, car on risque d’y rester accroché et d’être attiré par-dessous.
On ne fera du canoë en eau froide que si l’on sait gérer les risques de chavirer et on se protégera avec un équipement adéquat (combinaison néoprène, veste de canoéiste, bonnet, habits de rechange).
Le vent et les vagues entravent ou rendent même impossible la progression ou les manœuvres sur un lac. On peut choisir un autre itinéraire, des bateaux moins sensibles aux vents (kayaks plutôt que canoës canadiens) et rester à proximité de la rive ou profiter simplement des quelques heures jusqu’à ce que le vent faiblisse.
Il faut éviter d’aller sur l’eau en cas de risque d’orage.
Le courant est aussi attrayant que dangereux. Si on sait l’utiliser, on progresse élégamment et rapidement. Dans le cas contraire, le courant peut pousser le bateau fatalement contre les obstacles, l’emporter ou le faire chavirer. Il faut essayer de reconnaître les différences de courant, de lire l’eau pour prévoir la ligne à suivre et d’utiliser la force du courant pour guider le bateau. Il faut observer le cours de la rivière (courbes, obstacles) et tenter d’orienter le bateau dans la bonne direction toujours assez tôt et de l’éloigner des obstacles en pagayant. On apprendra à connaître le comportement du bateau et on s’exercera sur des passages peu agités et dégagés pour faire des petits parcours: diagonales, entrées et sorties de contre-courant, contournement d’obstacles. On ne se lancera que si l’on sait où et comment s’arrêter.
Les centrales électriques et les barrages impliquent un portage et sont signalisés. Il faut impérativement respecter à temps la direction indiquée, car les forts tourbillons et courants, les effets d’aspiration, les retours d’eau et les digues artificielles peuvent avoir des conséquences vitales pour le canoéiste. Même un barrage apparemment inoffensif doit être abordé avec prudence.
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